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Rubrique Archives 2015-2016

Les Portes de la Cinémathèque

Le 10 septembre 2015 -

Jeudi 10 sepembre 2015, après un réveil bien matinal, les élèves de la 2nde 2 littéraire et des volontaires d’autres classes du lycée Pierre-Gilles de Gennes ont pris la route pour Paris afin de participer à leur première sortie scolaire de l’année

Cette journée fut l’occasion, pour la plupart d’entre eux, de franchir pour la première fois les portes de la Cinémathèque française. Ce temple du cinéma de renommée internationale a été créé en 1936 par Henry Langlois dans le but de restaurer, d’archiver et de faire découvrir à tous les films qui jalonnent notre histoire et notre imaginaire. A la fois musée, centre d’archives et de projections, la cinémathèque développe également des activités pédagogiques et en particulier des ateliers, auxquels ont pris part dans la matinée les élèves du lycée Pierre-Gilles de Gennes.
Une partie du groupe a ainsi pu profiter d’une visite guidée des collections permanentes du musée du cinéma. A l’ère du tout numérique, les lycéens ont pu prendre conscience de la genèse du septième art en découvrant différents supports argentiques et des appareils – comme la lanterne magique, le phénakistiscope ou le cinématographe Lumière – dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. Plus qu’une curiosité, la visite leur aura permis de confronter leurs connaissances sur le XIXe siècle – et en particulier concernant les Révolutions Industrielles – au monde de l’art et de mieux comprendre les interactions qu’il peut y avoir entre des avancées techniques et artistiques.

L’autre moitié du groupe a participé à l’atelier « Rebelles au Cinéma », durant lequel ont été projetés des extraits de films qui ont ensuite été analysés par les élèves. Outre le fait de les avoir encouragés à se familiariser avec le lexique de l’analyse filmique et à réemployer dans le contexte du cinéma le vocabulaire propre à l’analyse d’images appris en cours, l’atelier leur aura surtout donné l’opportunité de réfléchir à différentes représentations possibles du héros romantique. Envisagé en tant que marginal, le héros romantique passe bien souvent par la figure du rebelle, communément associée bien sûr à différents préjugés – tels qu’une personnalité, un physique et un style vestimentaire viril, comme ont pu le deviner les lycéens. L’atelier a visé à déconstruire ces idées reçues et à comprendre que le rebelle est une figure sans cesse réinventée. Sa rébellion peut en effet, à l’exemple de la séquence l’introduction de Viva Zapata ! d’Elia Kazan, passer par la parole plutôt que par la force.
Le rebelle peut même être incarné par le réalisateur lui-même, lorsqu’il propose un langage cinématographique qui va à l’encontre des codes et des règles du cinéma commercial : on pense au final très expérimental de Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni, qui a beaucoup surpris les participants de l’atelier.

Si les élèves ont parfois répondu un peu timidement aux questions qui leur étaient posées, leurs interventions ont témoigné globalement d’une curiosité sincère et d’une bonne capacité d’analyse.

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